4 ans et 267 pages plus tard…

Lors du dernier article, je vous ai expliqué comment la romance d’Allie et Dorian est née. Aujourd’hui, je vais vous parler du temps qu’il m’a fallu pour l’écrire.

J’ai commencé en juillet 2014 à écrire ce qui allait devenir mon premier roman. Un métier, un déménagement et un bébé plus tard et nous voici en juillet 2016. Déjà deux ans, à ce stade j’ai entre les mains ce que j’aime appeler le squelette de l’histoire.  Qu’est ce que le squelette? Tous les chapitres sont en ordre, le principal de l’intrigue de chacun d’entre eux est là, mais le texte est brut, il n’a pas été retravaillé et encore moins corrigé. (Toutes mes excuses à mon premier lecteur pour la fracture des yeux). Donc me voilà en juillet 2016, avec 200 pages environ, posées sans filtre sur le papier au fur et à mesure de l’inspiration.

Je suis loin d’avoir terminé, je ne suis pas satisfaite (l’est-on jamais?), mais j’ai besoin d’un avis extérieur. Au bout de deux années à y consacrer le moindre moment de libre que j’ai, il est temps de prendre une décision. Est-il nécessaire que je poursuive pour envisager de le destiner à un public ou bien vaut-il mieux que j’arrête au squelette et me contente de le laisser fièrement trôner sur mon étagère?

Je fais appel à un ami, que je ne choisis pas par hasard. Il me connait bien, connait mes rêves à ce sujet, aime lire, mais pas des romances. Et surtout, d’après moi, il ne fait pas partie de ma cible de lecteurs. Si mon histoire lui plait, elle a donc toutes ses chances de plaire au public davantage attirés par ce type d’écrits. Et je le pense franc, donc il saura me dire ce qu’il ne va pas.

Son retour est très encourageant, il l’a lu vite, l’a même fait lire aux amis avec lesquels il était en vacances. Il a apprécié l’histoire, a été surpris par les rebondissements et a même réussi à s’identifier à l’un des personnages. Il me fait des remarques, des critiques constructives, des suggestions d’amélioration et m’invite à poursuivre.

Alors je m’y mets, reboostée, pleine d’idées. Je travaille dessus durant une année supplémentaire. Je retire des passages, ajoute des informations essentielles à la compréhension de l’histoire et de ses personnages, complète, rectifie et parviens à une version presque finale.

Nous voilà au printemps 2017, je parle de mon roman à mes parents, ma sœur et deux amis supplémentaires. Je leur demande de le lire et de me faire leur retour. En juin, ils l’ont tous entre leurs mains, je suis stressée et impatiente.

Durant l’été, ils reviennent tous vers moi progressivement, chacun avec son avis, ses corrections, ses suggestions. Ils ont globalement tous le même retour, l’histoire est prenante, les rebondissements intéressants. Ils l’ont lu vite car ils avaient du mal à s’en détacher. Je suis ravie et malgré mon impatience, l’arrivée de mon second fils m’oblige à retarder le lancement de la correction.

Je reprends le chemin du travail, la vie reprend son cours et c’est là que commence la chasse aux fautes en tout genre, orthographes, ponctuation, reformulation, incises, etc. Je fais maintes et maintes relectures. Je pense avoir bien travaillé et demande à ma maman, experte de l’orthographe d’y jeter un œil. Et là va commencer une seconde tornade de correction! Il en reste, et il en reste vraiment plein! Je ne suis ni experte ni mauvaise en orthographe, mais quand j’écris, je suis concentrée sur l’histoire et suis capable d’écrire des horreurs comme « ses mots raisonnent » ou « je vous adressez ». Aïe, Aïe, Aïe …. Et lorsque je relis, je connais tellement bien mon texte que mes yeux le survolent bien plus qu’ils ne le scrutent. Même ma grand-mère va se prêter au jeu. Je mange de la correction à toutes les sauces!

En mars 2018, je décide de déposer mon roman sur la plateforme d’Amazon. Les lecteurs sont vite au rendez-vous, mais je ne suis pas satisfaite. Je ne peux pas me contenter d’espérer que nous n’ayons pas oublié de fautes en tous genres quelque part au milieu des 267 pages. Je fais donc appel à une correctrice. Un mois plus tard, je reçois mon ouvrage corrigé. Je reprends chacune des corrections qu’elle m’a adressées une à une, chapitre par chapitre. Ce travail minutieux me prend du temps et c’est en juin que je peux enfin publier la version finale.

Depuis, j’ai encore fait des modifications, mais sur la forme cette fois-ci. J’ai enfin laissé L’Iceberg et la Rose tranquille en envoyant une toute dernière version en septembre 2018, soit plus de 4 ans après les premiers mots posés sur une page.

Suis-je totalement satisfaite de mon roman? Non, le serais-je un jour? Je ne pense pas. Vais-je le modifier à nouveau un jour? Certainement….

 

À bientôt et bonnes fêtes de fin d’année.

 

 

 

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